Lectures : D’expédition en introspection

Lorsqu’au bout de cinq pages j’avais corné chaque page m’ayant inspiré, j’ai décidé d’arrêter. En fait, tout ce livre est une inspiration. Dépouillement matériel, économie de la vie sociale, reconnexion à sa nature d’Être, au Temps de la nature.

Dans sa marche longue et caillouteuse, Brice nous embarque sur les sentiers de son métier de pâtre. Avec une lenteur au rythme de ses pas, où la marche devient plus qu’une activité en soi, se vit une philosophie de l’existence pratique et originale. À travers ses réflexions il exprime ses aberrations du « monde d’en bas » et ses interrogations au sens de « tout ça » : la Vie, l’Amour, l’Homme, la Nature. Il est à la fois un personnage qui nous paraît loin tout en suscitant une proximité dans sa personnalité.

« Être vacher, c’est aussi vivre entouré en permanence de deux cent cinquante cloches qui tapent sans cesse. Le soir, c’est bon de quitter le troupeau et de retrouver le calme. Entendre exclusivement le son de l’eau bouillonnante des ruisseaux, le bruit des pas dans l’herbe, le chant de la chouette, le grognement des sangliers à l’orée du bois, cela fait du bien. »

Résumé

Pour tout  dire j’ai commencé le livre, au milieu j’ai vu le film, déçue j’ai mis le livre de côté puis j’ai fini par le terminer, et j’ai regretté de l’avoir délaissé.

Là aussi j’ai corné quelques pages, les réflexions de Sylvain Tesson sont intéressantes, réalistes et percutantes.

Dans les forêts de Sibérie est le journal de Sylvain durant son long séjour, reculé au bord du lac Baikal dans une petite cabane en bois (isba).

« La vie dans les bois permet de régler sa dette. Nous respirons, mangeons des fruits, cueillons des fleurs, nous baignons dans l’eau de la rivière et puis un jour, nous mourons sans payer l’addition à la planète (…) Enfermé dans son cube de rondins, l’ermite ne souille pas la Terre. Au seuil de son isba, il regarde les saisons danser la gigue de l’éternel retour. »

Entre sobriété, présence à l’existence et connexion à la Nature, à la Terre et aux sens.

Résumé

Comme beaucoup j’ai d’abord vu le film, et une rencontre m’a conseillé de lire le livre. J’ai écouté parce que j’avais plutôt ‘bien aimé’ le film. Et quelle découverte ! On dit que le livre est toujours mieux que le film, et en général c’est plutôt vrai. Pour Wild c’est certain. Bien sûr les paysages du film sont vraiment un manque au livre, et encore leurs descriptions sont nombreuses. Mais surtout les propos, les confessions et les expériences de Cheryl sont tellement plus profonds, puissants et bouleversants en mots qu’en images.

Vulnérable, courageuse, faible, forte… on passe les pages à mesure que les kilomètres défilent sous les pieds de Cheryl. Autant de contradiction qui donne à cette lecture toute l’intensité de l’âme humaine. Il y a aussi la réflexion d’être une femme, une femme qui voyage, une femme dans notre monde.

J’ai eu peur, très peur, j’ai pleuré, j’ai aussi ris, beaucoup ris et puis cogité (beaucoup cogité).

Résumé

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

© Nativ Natur tous droits réservés ♥